
Au début des années 1940, l’ingénieur américain George O. G. Löf (1913-2009) décide de bouleverser l’approche du chauffage solaire en remplaçant les systemes à eau alors privilégiés, mais contraignants (corrosion…) par des systèmes à air plus simples, mais moins performants du point de vue thermique. Il met au point un capteur à air, fabriqué à partir de feuilles de verre noirci exposées derrière un vitrage dans un caisson. Par beau temps, ce capteur lui permet d’atteindre des températures de 80 °C. Il décide de l’installer dans sa maison située dans le Colorado et de l’associer à un stockage de pierre, ce qui lui permet d’assurer plus de la moitié de ses besoins de chauffage. Ce système sera ensuite diffusé, amélioré et intégré dans de nombreuses constructions solaires passives aux Etat-Unis, comme en France dès le début des années 1970.
Bien qu’il ait été oublié, le principe des capteurs à air sans inertie est aujourd’hui préconisé par certains bureaux d’études pour le préchauffage de l’air neuf.


